Le CA des industries mécaniques poursuit sa progression en 2018
publié le 19/03/2019

Communiqué FIM - Les industries mécaniques enregistrent en 2018 un chiffre d’affaires de 132,2 milliards d’euros, en hausse de +2,8 % par rapport à l’année précédente. Une progression à lier autant au marché domestique (+2,9 %) qu’aux exportations (+2,8 %).

 

Une croissance qui profite aux 3 secteurs d’activité

Le chiffre d’affaires a dépassé son pic initial connu en 2008. Une décennie plus tard, les 3 secteurs d’activité tirent leur épingle du jeu et voient leur CA 2018 progresser de 2,1 % pour la transformation des métaux, 3,4 % pour l’équipement mécanique et de 3,5% pour la précision.

 

Des exportations plus dynamiques

L’industrie mécanique française conserve sa 6ème place mondiale derrière la Chine, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne et l’Italie. L’accélération de ses exportations, +2,8 % en 2018, tient principalement à la bonne dynamique qu’elle entretient avec les pays membres de l’Union Européenne. 57,2 % des 51,3 milliards de CA réalisés sur le marché étranger sont à lier à cette zone géographique. L’Allemagne est le premier pays client avec 15,1 % des exportations et une hausse de + 3,4 % par rapport à 2017. Les expéditions à destination des Etats-Unis, deuxième pays client en 2018, représentent 8,2 % du total des exportations. A l’inverse, les exportations à destination de l’Asie-Océanie enregistrent un net ralentissement.

 

Une légère augmentation des effectifs

Premier employeur industriel de France (environ 20 %), les industries mécaniques emploient 615 450 salariés (entreprises de plus de 1 salarié) en 2018. Pour la première fois depuis 2008, leurs effectifs sont en hausse de 450 postes. Le signe que les tensions perçues il y a deux ans sur l’appareil productif français ont permis aux industriels de recruter. Néanmoins, les difficultés pour trouver des personnes qualifiées demeurent et la profession reste mobilisée pour attirer tous les talents vers l’industrie en soutenant notamment la Semaine de l’Industrie (18-24 mars 2019) et la Fondation Usine extraordinaire.

 

Un atterrissage en douceur pour les investissements en robotique mais de bonnes perspectives liées notamment au suramortissement

Les investissements dans les robots ont cessé leur progression à deux chiffres : selon le Symop*, l’année 2018 a connu une évolution inégale des ventes mais les industriels restent confiants pour 2019.

 

Des industriels toujours optimistes pour 2019

Le ralentissement du marché intérieur ressenti fin 2018 devrait se poursuivre en 2019, notamment dans l’automobile et le bâtiment. Parallèlement, la décélération de la demande en provenance des pays tiers devrait limiter la hausse des exportations. Dans ce contexte économique, la Fédération estime à environ 1,5 % la hausse de l’activité des industries mécaniques en 2019, croissance moindre mais à un niveau en phase avec les prévisions de l’INSEE.

 

En conclusion, l’industrie est en bonne voie, mais…

Ces bons chiffres démontrent que l’industrie française est sur la bonne voie et qu’elle regagne progressivement de la compétitivité. Le chemin est cependant très long : on ne reconstruira pas en 2 ou 3 ans ce qui a été cassé en 20 ans. L’industrie, c’est le temps long. Un point de vigilance : les industriels français font le pari de l’industrie du futur et pour cela s’endettent** fortement. En cas de retournement de conjoncture, cette situation pourrait s’avérer critique. Il est essentiel de traiter le problème numéro un des usines, celui de la fiscalité. « Nos usines doivent enfin bénéficier d’une fiscalité compétitive qui ne taxe pas l’investissement et la prise de risque », souligne Bruno Grandjean, président de la FIM.

 

L’année 2019 ne sera véritablement l’année de l’industrie que si elle est l’année de la baisse des taxes sur le Made in France !

 

*Le Symop, membre de la FIM, est le syndicat des technologies de production.

** L’analyse de bilan consolidé de l’ensemble du secteur révèle que la dette représente 57 % du total de passif en 2018. Une progression de + 1,2 % par rapport à 2017 et de + 4,2 % en 10 ans. Les dettes financières représentent 92 % du total contre 8 % pour les dettes fournisseurs.